
Fallout 3 est le troisième opus d'une série qui a marqué le début de l'ère vidéo-ludique. On se souvient tous des premiers Fallout dont nous avons pu au moins observer les images, bien qu'ils soient très différents de ce que l'on peut voir de nos jours avec ce troisième jeu. Développé par les maîtres des jeux de rôles Bethesda, il ne peut casser la coutume du monde ouvert dans lequel libres nous sommes, libres nous agissons. En effet, après le 4ème "The Elder Scrolls" intitulé Oblivion qui sortit en 2006, voici que le studio se lança sur le projet Fallout next-gen. Car, il faut le dire, Fallout 3 fut un des premiers jeux importés sur les consoles HD, le jeu existant uniquement sur PC auparavant. Il marque alors la "next-gen", ou nouvelle génération, appelée aujourd'hui plus couramment la haute définition. Grâce aux consoles, il pu enfin être découvert par un publique plus large, même si le jeu prévient de sa violence déjà sur le boîtier par le sigle PEGI. Alors, ce qui frappe dans un tel jeu, ce sont déjà les années consacrées à son développement, mais aussi l'ensemble des détails qu'on y a importé. Ainsi, Bethesda fut sûr de son succès et Fallout 3 marque encore les joueurs, soit 4 années après son invasion.

2277, 200 années ont passées depuis les guerres nucléaires qui ont ravagés le monde entier. L'histoire du jeu se passe dans les terres situées autour de Washington. Ces terres désertiques, ou presque, sont nommées "les terres désolées" et sont devenues de véritables zones de guerre. Fallout 3 se situe dans un monde qui n'a pas survécu aux avancées technologiques militaires et robotiques des années 1950. Le scénario se classe plus dans la fiction : "Que serait devenu notre monde si nous n'avions pas géré correctement le nucléaire et si les robots auraient pris le pouvoir" ? Fallout 3 essaye juste d'imaginer notre monde ravagé suite aux tombées des bombes. Un monde que l'humain, lui même seul vrai maître de ses gestes, aura finalement détruit avec ses propres inventions. Un scénario externe dans lequel nous jouerons vraiment bien adapté à l'univers, car ils vont de paire.

Seul... seul, je combattrai les malfrats et les bandits !
En tant qu'humain, vous avez été forcé à naître et à grandir dans un des abris créés bien avant les attaques nucléaires pour assurer la survie d'un maximum de personnes. Votre abri, le 101ème du nom, est constitué de personnes qui restent malgré tout normales mais qui n'osent pas s'aventurer de l'autre côté de la porte blindée qui les sépare du monde extérieur hostile. Cet abri a d'ailleurs la réputation de ne laisser personne en sortir. Un monde où s'affrontent raiders, guérillas, armées du gouvernement et créatures abominables qui n'ont pas échappés aux taux élevés de radiations dans le territoire. Les raiders sont les derniers "mercenaires" un peu timbrés qui circulent dans les terres désolées à la recherche de peau neuve à massacrer et à laquelle prendre tout les biens restants. Cet univers post-apocalyptique et dépressif nous rappelle le chef d'oeuvre cinématographique "Mad Max" qui nous plongeait dans un monde dans lequel essence manquaient (ça c'est pour Mad Max 2), mais aussi dans lequel de gros cinglés se montrent comme les plus forts. Une bonne inspiration dans tous les cas. Vous êtes nés sous terre et vous vous sentirez obligés de sortir lorsque votre père, pourtant résident modèle de l'abri 101, s'y enfuira. Lorsque sa fuite est connue, le Gouverneur, qui ne se gène pas d'être un tant soit peu tyrannique, vous recherche pour vous faire la peau. Le jeu commencera vraiment dehors, là, sur les champs de batailles et dans les derniers refuges de l'homme.
On dirige le personnage lorsqu'il est bambin, adolescent puis majeur. Et cette période se résume à la fuite et au retournement de la situation dans cet abri dans lequel tout va dégénérer. Dès la sortie du ventre de votre mère, vous allez créer votre physique. Un éditeur qui est tout de même moins bien fichu que celui que nous avions connu dans les "The Elder Scrolls", faute à des possibilités réduites et à un aperçu de basse qualité. L'éditeur permet tout de même de personnaliser à souhait son personnage. Style punk, style gangster, à vous de choisir ! Ainsi reste la formule de Bethesda. En tant que bambin, vous ferez la découverte d'un fameux livre qui vous permettra d'améliorer librement ses 7 aptitudes primaires (SPECIAL). Plus tard, l'assimilation du PIP-Boy 3000 vous donnera la liberté de choisir 3 aptitudes secondaires parmi 14 proposées. Là, déjà, il faut savoir ce que l'on veut incarner. Un choix pas si facile, surtout lorsqu'on vient d'arriver sur ce genre de jeu. Vous pourrez tout de même changer tout ça avant de franchir la dernière porte qui donne accès au monde extérieur.

Les conversations permettent différentes manières d'engagement, parfois assez sympathiques.
Nous ferons vite la rencontre de personnages charmants, c'est le moins que l'on puisse dire. Certains iront droit au but en vous proposant de faire sauter une ville entière à la bombe atomique, d'autres joueront avec vous et avec votre argent. En entrant dans une ville, vous trouverez vite de quoi vous occuper ! Il faudra bien parler pour avoir ce que l'on veut. Votre compétence "Discours" devra être mise à l'épreuve et vous aurez droit à des choix dans les discussions qui engendront des conséquences dans la manière dont vous obtiendrez votre réponse. Ceci dit, il ne faut pas avoir peur de tenter un discours spécial grâce à la compétence qui y correspond. Cependant, on remarque que la dissuasion n'est pas de la partie dans Fallout 3, contrairement à Oblivion. Cela aurait sûrement ajouté du challenge en plus pour obtenir les informations que l'on veut. En somme, on regrette l'absence d'expressions plus visibles sur les visages, même si les personnages possèdent leur charisme et, pour ce dernier point, le jeu reste à la hauteur de Oblivion qui possédait les mêmes problèmes. De plus, le nombre de PNJ est incroyable ; aucun ne se ressemble et ont tous, ou presque, des voix différentes. Chacun proposant ses quêtes ou ses problèmes.

Mmm... Aujourd'hui, je passerais bien un coup d'aspirateur dans cette usine...
Votre façon de jouer va vite influer sur vos compétences et tout cela en gagnant de l'expérience. Dès notre arrivée dans les terres désolées de la capitale, on se sent lâchés, voir un peu perdus. Mais, tous les joueurs, du moins les observateurs, finiront, ou commenceront, à Megaton, "ville" aux airs de recyclage de matériaux abandonnés et retrouvés. Inutile d'en dire plus sur la suite des évènements puisque vos choix de missions et vos actions influeront sur l'histoire en général. Ce qu'on aime chez Bethesda, c'est qu'ils nous invitent à entrer dans un univers dans lequel nous débutons novice et duquel nous sortirons, qui sait, grand maître. Pendant tout votre périple, vous rencontrerez des gens, vous visiterez des stations de métro, des villes dévastées et, le plus important, Washington DC. Alors, c'est comme vous le sentez, soit vous vous acharnez sur la quête principale pour finir le jeu en 15 heures, soit vous explorez le monde qui vous entoure, et qui a le mérite d'être visité, pour le finir en plus de 50 heures de jeu. La quête principale, malgré un scénario qui pouvait être engagé autrement, n'est pas des plus intéressante. Dommage pour la racine de l'histoire, mais le joueur se tournera vite vers les quelques 200 missions annexes qui font la richesse du titre.

Aaaaaaaaargh ! Fallait pas me faire CHIER !
Des quêtes qui nécessitent quand même un peu d'exploration et un courage pour les trouver. Le courage, nous l'avons vite. En marchant pour découvrir un endroit, on peut vite tomber sur un groupe de mutants qui s'entre-tuent ou alors un enfant qui a besoin d'aide pour se défendre d'horribles fourmis géantes cracheuses de feu. On sera vite embarqués dans des missions dangereuses qui demandent des armes plus présentables face à l'ennemi. Les armes de manquent pas dans Fallout 3. Entre les armes de corps-à-corps, les armes légères ou lourdes, on passe rapidement de la batte de baseball au lance-flammes récupérés sur un ennemi mort. Ce n'est pas votre niveau qui vous empêchera de tenir entre vos mains les armes les plus redoutables. Cependant, en prendre soin est primordiale si vous voulez qu'elles soient toujours aussi efficaces. Là, la dégradation des armes reste hélas trop rapide et il faudra, si vous avez les talents de réparateur requis, les réparer souvent. En tout cas, chaque type de joueur trouvera son armement idéal !

Sale cinglé ! Viens ici que je te coupe en morceaux ! Mouhahahahahaahaha !
La zone que vous allez arpenter durant au minimum 20 heures de jeu persiste hostile et les rencontres qu'on peut y faire laisse bien des surprises. Le bestiaire de Fallout 3 peut paraître grand, mais on fera vite la rencontre de la plupart des ennemis. Ces créatures (humaines ou non-humaines) seront hostiles envers vous dès votre approche, à l'exception de quelques ennemis qui peuvent être gentiment contournés sans qu'ils vous foncent dessus. Et quand on rencontre un radcafard ou une goule déchaînée, votre réaction reste l'affrontement. Quelques ennemis impressionnent quand même, notons les super-mutants, ces anciens humains trop exposés aux radiations, ou encore ces sortes de crabes géants très puissants. Les ennemis les plus courants qui errent dans les Terres Désolées sont les raiders. Ces humains vous attaquent à vue d'oeil, ne cherchant plus que les dernières capsules (argent post-apocalyptique) et votre mort. Fallout 3 réserve de bonnes surprises en matière d'ennemis. Cependant, quelques imperfections au niveau de l'intelligence artificielle traînent encore dans les jeux de Bethesda. Comme dans Oblivion, l'IA réagit bizarrement dans certains cas. On peut se trouver planté devant un ennemi sans qu'il ne réagisse ou cherche à trouver un moyen de nous atteindre...

Juste à temps... Méchant Yao-Guai ! Méchant ! Sale bête !
Une des grosses mécaniques du jeu repose sur le SVAV, le système de visée assistée. Lorsque ce dernier est enclenché, le temps s'arrête et, où que vous soyez, à condition qu'un ennemi soit dans les alentours et visible, ce qui est le but, vous pouvez choisir de tirer sur une des parties de son corps. Le taux de chance varie en fonction de la distance à laquelle vous vous trouvez de votre cible. Maintenant, après la validation, tout va dépendre de votre armement et de votre chance. Ce n'est pas tout, le SVAV réserve des plans cinématographiques spectaculaires. Ainsi, tirer dans la tête de votre ennemi peut envisager un certain démembrement ou, pour le plaisir de nos yeux, cela peut faire exploser littéralement la gueule de l'ennemi. Les démembrements sont d'ailleurs courants dans Fallout 3 et la violence se manifeste quasi tout le temps. Cette violence va de paire avec l'univers dans lequel le jeu se trouve. Sans cette violence, que serait Fallout 3 ?

L'ambiance glauque, parfois horrifique, est magistralement bien rendue !
L'atout fort du jeu est son ambiance audio-visuelle. Comme dans tous les jeux de Bethesda jusqu'à présent, le rendu visuel est lié avec l'ambiance et le monde qui est de même qualité. Pas besoin de dire que les quelques dizaines de kilomètres carrés sont entièrement modélisés. La carte est cependant inférieure à celle de Oblivion mais les quêtes ne sont pas condensées dans un petit espace, vous devrez marcher pour atteindre un certain endroit. L'architecture des bâtiments et des villes est très bien rendue. Les zones autour de la ville sont de vrais terrains dévastés. Pourtant, la zone du centre-ville de Washington reste la moins bien modélisée, faute à des environnements trop linéaires et des passages faussement ouverts. Petite déception pour DC... Mais Fallout 3, avec le moteur de Oblivion, arrive toujours à nous offrir le meilleur de son visuel ! Les personnages, depuis Oblivion, n'ont pas changé de traits, d'ailleurs une certaine absence d'expressions est à noter. En même temps, les voix des acteurs nous donnent l'impression de se répéter plus nous avançons dans l'aventure ; les mêmes voix se font entendre. Dans l'ensemble, avec le même moteur utilisé 2 ans plus tôt, Bethesda a réussi à nous en sortir le meilleur, mais une future utilisation de ce moteur rendrait la série vraiment vieillotte.

Mais c'est quoi cette chose ! Stefan ? Est-ce toi ? Mais qu'ont-ils fait de toi !
Fallout 3 prouve, une fois de plus, que Bethesda Softworks restent les meilleurs dans le domaine du FPS aventure. Avec ce 3ème opus, on se retrouve dans une aventure principale prenante et dans un monde crédible, même si elle est courte et que la fin peut décevoir. Possédant son ambiance audio-visuelle unique, le jeu place la barre assez haut et nous plonge dans son univers. Un univers duquel nous ne sortirons que 20 heures plus tard, au minimum. Du début à la fin, entre combats et explorations, Fallout 3 est captivant. C'est d'ailleurs pour cela qu'il reste en 2011 la référence du genre !
Graphismes
16/20
Gameplay
16/20
Bande-Sonore
15/20
Durée de vie
17/20
Note Générale
18/20
Vidéo de présentation.
Configuration minimale :
Windows XP/Vista, processeur 2,4 Ghz, 1 Go de Ram sous XP (2 Go de Ram sous Vista), Carte Graphique 256 Mo
Configuration recommandée :
Windows XP/Vista, processeur Intel Core 2 Duo, 2 Go de Ram, carte graphique 512 Mo
Notre suggestion :
Dual Core voir Quad Core, Carte Graphique 512Mo, 3 Go de Ram
La Rédaction Read & Play.
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