Assassin's Creed Brotherhood

Jaquette

Cette fin d'année est importante pour les amoureux du jeu vidéo. Noël pour les cadeaux, mais aussi pour l'occasion de se faire plaisir ou de faire plaisir à un joueur ou tout simplement à une personne cherchant une bonne occupation. Des jeux dont on a longtemps entendu parler sont sortis. Dans ce lot de jeu, on a "Brotherhood", troisième opus de la fameuse série Assassin's Creed, petit bijou de Ubisoft depuis 3 bonnes années déjà. Que vous connaissiez ou non la série, que vous ayez joué ou pas à ce nouvel opus, il se doit que vous y touchiez. Sorti ce 18 novembre sur Xbox 360 et PS3, la version PC en attente pour mars 2011, il s'est trouvé sous de nombreux sapins en cette journée de Noël. Parce qu'il impressionne, parce qu'il mérite toutes ces critiques à sont égard, il est le jeu indispensable depuis quelques temps. Que nous a-t-il réservé ?

Test Exclusif !

Mélangant le futur et le passé, il est doté, depuis le premier opus, d'un scénario très riche. Souvenez-vous, AC (Assassin's Creed) premier du nom, se déroulait à Jérusalem et dans ses contrées alentours. Nous incarnions Desmond, capturé par des scientifiques qui, plus tard, nous serons dévoilés en tant que Templiers. C'est à bord de l'Animus, prototype permettant de parcourir la mémoire de ses ancêtres, qu'il va se mettre dans la peau d'Altaïr, son ancêtre Assassin. Les locaux d''Abstergo, la société le retenant en "otage", nous serons familiers dans le deuxième opus. AC 2 nous mettait, non plus dans la peau d'Altaïr, mais de Ezio Auditore da Firenze, assassin italien. Nous allions donc traverser le temps jusqu'en Italie durant la Renaissance. Enfin, ce nouvel opus, intitulé "Brotherhood", nous remet dans la peau de Ezio qui, cette fois, devra finir son travail non-achevé : tuer les Borgia, famille tyrannique au pouvoir à Rome au 16ème siècle. Cette fois, en tant que Chef des Assassins, il devra combattre aux côtés de tout Rome pour vaincre l'oppresseur. On retrouve nos bonnes vieilles aptitudes, et, en prime, des assassins recrutés par nos soins. Desmond, en 2012, à l'aide de ses amis de l'ancienne société qu'ils ont à leur trousse, va devoir récupérer la Pomme d'Eden. Vous pouvez aussi visiter Monteriggioni dans le présent avec Desmond. Quittez l'Animus et prenez l'air ! Même s'il n'y a pas grand chose à y faire... Vous dirigerez Desmond à certains moments. De son côté, Ezio va traquer son pire ennemi, Cesare Borgia qu'il avait laissé en vie lors d'une bataille en Espagne. Passage connu pour les joueurs du deuxième opus, mais qui est repris en ce début de jeu. Nous sommes surpris par ce scénario si bien écrit et nous n'en dévoilerons pas plus. Vous ferez la rencontre de personnages charismatiques et bien originaux. Qu'ils soient de votre entourage ou vos ennemis. Passionant, le jeu même réalité et science-fiction.

Brother

Retour en forme pour la série !

Une telle histoire obligeait un jeu fonctionnant parfaitement mais aussi des améliorations dans le gameplay. Assassin's Creed 2 était plus complet que le premier opus, et cette suite l'est encore plus. Pour cause, pas besoin d'avoir jouer aux premiers opus, l'histoire se comprend bien, mis à part un peu de confusion au début pour les non-connaisseurs mais ça se rattrape plus tard, et le gameplay est des plus complets. Cette suite est le volet le plus riche de la série. La mise en scène parfaite et les dialogues sont de paire. Côté scénaristique, cette suite surprend, mais complète que très peu le second opus. Nous nageons donc dans une histoire prenante, qui reprend des faits réels, et donc des personnages connus apparaissent dès le début de l'aventure. Parmi ces personnages, comptons Machiavel ou encore Léonard de Vinci (déjà présents dans le second opus), mais aussi toute une ribambelle de personnages secondaires ayant réellement existé. Mélangeant le futur et le passé, avec une fin du monde proche, Brotherhood ferait un bon livre, ou un bon film.

Combat - Gameplay

Combats toujours aussi dynamiques !

Seulement, pour avoir un excellent jeu, il faut une bonne histoire, mais aussi un gameplay dur et efficace. Les vidéos pouvaient faire peur, avec le mode multijoueurs en plus, nous pouvions aussi bien tomber sur un jeu daubé que sur ce qu'est vraiment cette suite : un chef d'oeuvre. Rares sont les jeux ayant été aussi biens notés par la presse en général. C'est quand on joue au jeu qu'on s'en rend compte. Sauter de toits en toits et enchaîner des dizaines d'ennemis en quelques temps peut paraître difficile à faire, mais le jeu est tout sauf difficile à prendre en main. Les joueurs de la série sauront manipuler Ezio comme s'ils se manipulaient. L'escalade n'a jamais été aussi sympathique ! Pendant les combats, on entasse les cadavres tout en continuant à se battre. Ne parlons pas de l'intensité des combats, les manières de tuer vos ennemis offrent de belles animations. Mais Assassin's Creed est, certes, centré sur les combats, mais pas seulement.

Infiltration

Tout en douceur...

En effet, pour arriver à vos cibles, ou quand vous voyagez dans la ville, vous devez passer, pour ceux qui savent se la jouer discret, en mode infiltration. Il suffit de ne pas se faire repérer. Le système de repérage, quand un garde vous aperçoit, est un petit icône qui augmente. Lorsque vous êtes recherché, les gardes vous repèrent et se doutent de quelque chose, lorsque cet icône passera du jaune au rouge, tout en se remplissant. N'attendez pas trop comme un endormi devant eux, ils ne tarderont pas à vous sauter dessus. Un système qui oblige le joueur à rester discret lorsqu'il est recherché ou tout simplement en mission. Mission dans laquelle vous avez parfois l'occasion de vous infiltrer quelque part. Mais nous reviendrons aux missions plus tard. Le système de recherche, lorsque vous avez commis une infraction, est des plus basique, il faut le dire, mais efficace. Il suffit, selon votre jauge d'indice de recherche, d'arracher les avis de recherche ou de tuer la personne qui a assisté à l'infraction. Simple, - 25% de notoriété en enlevant les affiches et - 75% de notoriété en tuant la personne trop curieuse, bien sûr des fois personne n'aura rien vu. On se passera, comme dans certains jeux, de quitter une zone ou de passer 2 heures à se faire oublier. Ici il suffit simplement d'enlever les affiches présentes dans les hauteur ou dans la rue, affichées un peu partout et souvent proches de votre position.

Détection

Se dissimuler dans la foule est une bonne option quand il faut passer inaperçu.

Ezio sait aussi bien piquer une crise et tuer tout ce qui a autour de lui, qu'être discret et passer inaperçu. Cette dernière façon peut être difficile à faire. Mais des fois pas besoin de chercher bien loin, un groupe de personne marchant près de vous peut suffire à vous couvrir. Finies les minutes passées en marchant et en maintenant une touche. Ici il suffit d'être au milieu du groupe, ne rien faire, et, le groupe tournant au gris, avancer tout seul. Certes, c'est une des multiples techniques, notons, par exemple, la possibilité de payer des courtisanes qui vous cachent ou "distraient" les gardes. Sympathique et drôlement prenant à jouer.

Da Vinci

Leonardo Da Vinci vous équipera de ses plus récentes inventions !

Nous n'avons pas encore parler de la panoplie d'armes et donc, des moyens d'arriver à bout des ennemis. Côtoyant les plus grands inventeurs, comme Da Vinci par exemple, vous avez la chance d'utiliser la poudre à canon ou d'autres inventions. Tout simplement en ayant votre gant, facile lorsque vous êtes entourés de plusieurs ennemis. Le maintient de la touche enfoncé de l'attaque vous donne droit à de belles exécutions. Arbalète, poudre à canon, doubles lames, lames empoisonnées, les classiques se retrouvent. On peut aussi récupérer les armes des ennemis à terre, mais pas s'en équiper, logique, mais réaliste. Ezio n'est pas le genre de héros à avoir 4 épées dans son inventaire... Des simples couteaux aux masses lourdes, Ezio peut donc tout manipuler. Il faudra aussi passer chez un armurier pour acheter vos nouvelles armes.

Echoppe

Rénovez les échoppes pour pouvoir profiter de leur service.

Armuriers, Médecins, Banques, Magasin de tissu, de Cartes de trésors, les marchands reviennent, ils étaient déjà présents dans le second opus. Maintenant, la gestion des Assassins vous étant accessible, vous pouvez acheter ces échoppes, que vous trouverez dans de nombreux quartiers de la ville. Vous les payez, ils travaillent pour vous, et, après un certain temps, le coffre de votre banque détient de l'argent que vous pouvez retirer. Tout un commerce vous est accessible. Comme dans AC 2, on peut teindre les vêtements d'Ezio. Pas beaucoup de choix, 8 environ, offrant les couleurs les plus variées. Certains opteront pour le "Blanc Assassin", la tenue blanche classique qui est tellement mythique qu'on verrait mal les assassins se trimbaler en bleu. Bon, on fait ce qu'on veut, mais on casse un petit mythe. Vous pouvez, avec les échoppes, acheter certains bâtiments, certains culturels, d'autres, de simples bâtiments pouvant abriter des mercenaires, des courtisanes ou des voleurs. Ainsi, achetez le Colisée si cela vous plaît ! Mais payez le prix...

Assassins

Vos frères assassins. Améliorez-les, appelez-les ou envoyez-les en mission !

La gestion des recrues est une nouvelle option dans cet opus. En ayant délivrer des personnes des gardes ou en ayant détruit une tour Borgia, la personne concernée ou gagnée rejoint vos rangs. Gagnant de l'expérience, les assassins augmentent de niveaux et, ainsi, vous pouvez améliorer, soit leur armure soit leurs armes. Plus ils seront forts, plus vous pourrez leurs confier les contrats les plus difficiles à accomplir. Ces contrats les envoient aux quatre coins d'Europe, les villes concernées offrent des contrats de difficultés variables. C'est à vous, selon le taux de réussite, de choisir les bons assassins pour faire tel travail. L'argent des contrats vous sera gagné. Un bon moyen pour se faire du fric, même si tout cela reste basique. Mais bon, on ne s'en plaint pas. Les assassins, hors mission, peuvent vous aider, d'une simple pression sur la touche en question vous permet de les faire intervenir pour, par exemple, tuer des gardes encombrants. Ils peuvent aussi bien vous aider lorsque vous êtes en mission que lorsque vous marcher en ville. Quel bonheur d'appeler ses frères pour faire le ménage. D'où le titre, et c'est une des principales nouveautés de ce nouvel opus, la plus importante puisque Ezio n'est plus seul !

Chef Borgia

Tuez le chef Borgia n'est pas une chose facile.

Rome ne s'est pas faite en un jour. Pour cause, Ezio la construit et, petit à petit, continue l'oeuvre des Romains. Sauvez Rome, tout en l'aidant à se détacher des tyrans. L'immensité de la ville est un des points forts de ce second opus. Certes, on retrouve les mêmes tours Borgia à détruire, et les mêmes magasins dissimulés par-ci et par-là, mais chaque rue est différente de l'autre. L'architecture oblige Ezio à courir sur les toits et, nouveauté, il peut se balader à cheval dans les rues de Rome. Cependant, ne pensez pas galoper partout. L'option galop n'est accessible que lorsque vous êtes dans des missions. Vous vous contenterez de marcher rapidement sur votre cheval. Pourquoi pas, et c'est un peu normal. Revenons à nos tours Borgia. La ville étant contrôlé par cette famille, certaines zones sont sous leur influence. Pour les libérer, vous devrez tuer le chef de cette zone puis la tour concernée. Tuer le chef oblige une certaine technique, des fois ils seront planqués sous terre, d'autres fois à découvert. Une bonne idée qui ajoute du challenge dans votre aventure.

Combats

Ezio enchaîne ses ennemis avec facilité.

La difficulté des combats varie selon vos ennemis. Au début du jeu, nous combattrons surtout de "simples" gardes qui ne supporteront pas longtemps vos coups. Puis, plus on avance, plus on rencontre de nouveaux ennemis. Les "brutes", ou "les gros gardes avec une grosse armure", seront plus lourds, donc plus difficiles à atteindre. La combinaison "coup de pied" puis attaque est donc obligatoire pour déstabiliser leur défense. Les combats sont très rythmés et il suffit d'un contre réussi pour enchaîner les ennemis alentours. Vraiment, on aurait pu croire, en voyant les vidéos, que tout cela n'allait pas tenir la route, or nous sommes ébahis par la qualité des combats. Vous devez souvent parer, cela oblige donc une certaine sécurité puisque Ezio n'est pas invincible. Faut pas exagérer... Spectaculaires, les combats sont plus jouissifs que jamais !

Mission

Cette mission est très bien mise en scène, comme l'ensemble des missions de Brotherhood.

Souvenez-vous de la répétitivité des missions des opus précédents, et plus dans le premier opus. Avec Brotherhood, on voit que les développeurs ont voulu effacer complètement cette répétitivité lassante en créant des missions différentes. Les missions habituelles, telles que tuer un tel, ont le même principe, mais offrent plusieurs manières d'atteindre la cible. Tuer tout le monde ou se faufiler dans un groupe de citoyens, c'est à vous de voir et, de quelque manière qui soit, chaque exécution sera différente. Les missions principales varient beaucoup en fonction de qui vous en fait part. Des fois vous escorterez une certaine personne, d'autres fois vous suivrez une cible. Exemple de mission spéciale, dans laquelle vous devrez détruire les inventions de Da Vinci et vous enfuir à bord d'un chariot équipé d'une mitrailleuse. La variété montre que cet opus est décidément le plus abouti de la série.

Comptez 20 heures pour tout finir. Il faut dire que cet opus est le plus long de tous. Avec ses missions variées et Rome à visiter de fond en comble, il fait partie des jeux les plus longs de l'année. Il n'y a pas un moment où l'on trouve le temps trop lent. Le jeu étant correctement rythmé, on ne s'ennuie pas. Et si vous comptez avoir le plus d'assassins et d'échoppes ainsi que le plus de bâtiments en votre possession, alors le jeu sera encore plus long. N'oublions pas ce mode multijoueurs tant attendu et si bien imaginé offrant encore plus de fun. Aussi, vous pouvez accéder aux entraînements virtuels lorsque vous êtes dans l'Animus. Grandiose ! Pour de nombreuses heures de pur plaisir.

Graphismes

Graphiquement, Brotherhood tient toujours la route !

Un jeu composé d'un gameplay d'une rare qualité, mais aussi d'un visuel renversant. Rome est entièrement reconstruite et laisse place à des décors d'un réalisme étonnant. Pas de problème de clipping dans cet opus comme dans les autres, et c'est là qu'on voit que la machine est poussé dans ses limites. Limites encore atteignables, puisque la qualité des textures, en général, pourrait être encore plus poussée. Mais la série a toujours eu cette qualité dans ses graphismes qui font des jeux les plus beaux sur consoles. On remarque un contraste plus élevé sur les personnages. Grâce à cela, le relief des visages est plus marquant et les habits n'ont plus cette impression d'être "collés" comme dans les précédents opus. L'image est accompagnée d'effets lors des combats. Combats qui sont plus sanglants. Et oui, les habits des personnages peuvent essuyer du sang maintenant. Un peu plus sanglant, beaucoup plus réaliste. Les cinématiques donnent lieu à quelques beaux plans. De plus, le nombre de corps à l'écran ne donne lieu à aucun ralentissement. Brotherhood tient la route, et la tiendra encore longtemps, même si on peut avoir un visuel encore plus abouti.

Quel bonheur d'écouter une ville qui vit. La qualité sonore est excellente et ne vous empêchera pas quelques moments de calme à écouter cette immense ville qui fait du bruit. En gros, les sons sont, comme les graphismes, toujours aussi géniaux. Les voix des acteurs sont soignées et crédibles. AC est une des rares séries qui est composée des voix les plus originales. Comparée à d'autres jeux où les mêmes voix reviennent. Audio-visuellement parlant, ça épate.

On s'y attendait un peu, Brotherhood est bel et bien le jeu que nous attendions. Peut-être épate-t-il plus que ce qu'on voulait de lui. Rien à dire, il est le jeu le mieux noté, et le mieux composé. Vous ne rêvez pas en jouant à ce jeu, vous êtes bien devant un chef d'oeuvre. Il est le cadeau, si vous n'en avez pas encore offert, idéal pour les fêtes et vous occupera longuement. S'il fallait résumer le jeu, on retient de lui une bonne correction sur tous les plans des anciens opus et une qualité apportée sur l'immersion. Un gameplay proche de la perfection et un scénario digne d'un bon roman de science-fiction. Que vous ayez joué aux premiers volets de la série ou non, vous serez un jour obliger de jouer à cette petite merveille.

Graphismes

17/20

Gameplay

19/20

Bande-Sonore

17/20

Durée de vie

18/20

Note Générale

19/20

Vidéo de présentation

Vidéo de gameplay

La Rédaction Read & Play

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