Editeur : 2k Games
Développeur : Venom Games
Type : FPS
Multijoueurs : Jusqu'à 8 joueurs en ligne
Sortie France : 13 Juillet 2006
Version : Textes en français, voix en anglais
iDurabilité : entre 8 et 10 heures
Classification : Interdit aux - de 18 ans

Voici Prey, un jeu de tir subjectif ou l’on incarne Tommy, un mécanicien cherokee coincé dans une réserve indienne, sans aucun avenir. Sa vie va être complètement bouleversée le jour où il est contraint de réveiller des pouvoirs spirituels depuis longtemps oubliés. Enlevé par un inquiétant vaisseau mère placé en orbite autour de la Terre, notre héros se lancera dans un incroyable périple ou se côtoient imaginaire et réel, pour tenter de sauver sa vie et celle de sa petite amie, et pourquoi pas la planète toute entière.
Acheter sur le net pour une poignée d’euros, Prey m’a agréablement surpris, que ce soit au niveau de sa réalisation globale ou bien de sa force à tenir le joueur en haleine jusqu’au dénouement final. Un projet qui avait demandé des années de développement, toutefois quant on vois le résultat global, l’attente en valait la peine.
Son style est assez hors du commun, il respecte les bases du FPS traditionnel, mais ne ressemble à aucun de ces confrères. Son gameplay peut s’avérer au départ déroutant et peu motivant, néanmoins lorsque l’on assimile toutes les subtilités du mécanisme qui font le charme de ce titre, ayant pour thème la science fiction à l’état pur, rien ne pourra vous décrocher de votre écran sauf à part le fait qu’il faudra de temps à autre aller chercher un efferalgan dans votre pharmacie personnelle. Il est pas simple de passer du plafond au sol en modifiant la gravitation sans pouvoir être victime d’une migraine. ^_^

Ce design organique ne fera pas l’unanimité, cependant il est clair que le moteur Doom 3 en a encore sous le capot. Les textures sont somptueuses avec un effet de bump mapping parfaitement exploité. Même encore en 2009 il reste magnifique visuellement.

Prey instaure des les premières minutes une ambiance intense qui comblera sans mal les adeptes de film fantastique. La progression est certes linéaire, mais notre implication dans ce satané appareil extra-terrestre est tellement retranscrit d’une manière remarquable, qu’on oublierai presque parfois qu’il s’agit d’un jeu vidéo. Un gros travail a été apporté aux effets sonores et au soins des mises en scènes tels que les exécutions sommaires et autres séquences dramatiques. Bravo aussi à l’équipe chargé des doublages, on ressent de l’émotion et une indéniable maîtrise concernant les voix fort bien doublées. Si avec un effort pareil vous n’arrivez pas à vous transporter au cœur des profondeurs de Prey, c’est que vous êtes un joueur compliqué.
On pourra en revanche lui reprocher une simplicité déconcertante, mourir est censer être contraignant mais pas ici. Une fois décédé vous serez téléporté dans un royaume des morts où il vous faudra tirer à l’aide de votre arc, des flèches pour toucher des créatures de l’au delà dans le but de remplir votre jauge spirituelle et santé. Ensuite un trou s’ouvrira attirant tous sur son passage, pour vous remettre la où vous avez échoué.

Les armes sont souvent des gros calibres faisant de multiples dégâts sur la cible se trouvant en face du canon, ce qui est logique étant un armement venu d’une civilisation extérieure. Leur look paraît quelquefois farfelu et dérangeant, mais quant on voit ce qu’on affronte, on se dit qu’avec un pistolet on irait pas loin.

Comme on peut le voir sur cette photo, les monstres sont imposants et souvent armés jusqu'aux dents ou munis de crochets qui ne laissent pas le droit à l’erreur, soyez sur vos gardes car ils sont rarement seuls, un portail inter-dimensionnel peut s’ouvrir rapidement derrière vous sans que vous y prêtez attention.

Votre corps astral vous permettra de franchir des champs de force, ainsi que des enigmes qui sont infranchissable pour le comum des mortels.
Un FPS auquel il est interdit de passer à coté, une campagne passionnante munie d’un level design ingénieux qui se révèle efficace sans être révolutionnaire. Un soft qui séduira bon nombre de joueur grâce à son univers, que l'on qualifiera de "spécial" mélangé avec du gore, d’ailleurs votre estomac vous le fera savoir.
Pour conclure, un jeu que je recommande neuf ou d’occasion, de toute manière son prix est dérisoire dans les deux sens. Quand aux autres, ils ne vous reste plus qu’à prier pour que Prey 2 ai eu l’idée judicieuse de prendre le train express.
Graphisme : 17 / 20i
Animation : 15 / 20
Jouabilité : 16 / 20
Ambiance : 17 / 20
iMultijoueur " Xbox Live " : 10 / 20
Un multi totalement désert et anecdotique est présent, délicate attention, hélas dépourvu d’intérêt.
Durée de vie du mode solo : 11 / 20
Moins de Dix heures vous attendent dans ce complexe où vivent des bêtes hideuses sorties tout droit d’un cauchemar bien réel…
Bande son : 18 / 20
kiGameplay : 17 / 20
Fun : 17 / 20
Histoire : 15 / 20
Tommy, un garagiste descendant des Cherokee, qui ne croit pas aux légendes et aux mythes de son peuple et n’a qu’une envie : quitter avec Jen, l’amour de sa vie, la réserve indienne où ils vivent. Seul ennui, Jen aime la réserve et son peuple et, en dépit de l’amour qu’elle éprouve pour notre brave héros, n’a aucune envie de la quitter. C’est un soir particulier, dans le petit bar tenu par Jen, que les choses vont commencer à se gâter.
Verdict : 17/20



Trailer :
Vidéo du jeu ( aucun spoiler )
Merci à Rick Lehmer pour ce superbe test.
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